Les acteurs

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Théo COSTA MARINI - MATHIEU

Formé l’ENSATT de Lyon, il travaille au théâtre sous la direction de Simon Deletang, Matthias Langhoff, Evelyne Didi, Jean-Philippe Albizzati, Théo Kailer, et Aurélia Ivan. Avec la pièce "Lyon‐Kaboul‐Thèbes aller retour, OEdipe tyran", il participe au Festival In d’Avignon en 2011. Au cinéma, il tourne dans "Divine" (2011) d’Antoine Bourseiller, dans "Océane" (2012) de Nathalie Sauvegrain et Philippe Apietto, dans "Parenthèses" (2013) de Bertrand Tanguy et "Bastille Day" de James Watkins (2015).

Amina ZOUITEN - LEÏLA

Née en décembre 1995, Amina a 17 ans lors du tournage. Elle a suivi des cours de théatre dès l'âge de 7 ans, notamment avec la compagnie Etincelles d'Aubervilliers, au conservatoire de Bobigny et avec la compagnie Hélios. Elle pratique également le violon au conservatoire depuis l'âge de 12 ans. Elle est actuellement étudiante.

Bellamine ABDELMALEK - FARID

Formé au Cours Florent, il débute au cinéma en 2008 et théâtre en 2009. il joue dans "Expiration" de Cheng-Chui Kuo (2010), "Une histoire banale" d’Audrey Estrougo, "Le Grand partage" de Alexandra Leclère (2014) "Waiting for you" de Charles Garrad (2015). Il est "Talent Cannes ADAMI" en 2013.

Laura CAZES PAILLIER - NADIA

Polyvalente et engagée, Laura s'implique dans l'animation de radio associative, dans la compagnie de théâtre Jolie Môme, dans des festivals, tout en complétant sa formation théâtrale avec des cours de chant, de musique, de cirque. Elle a terminé sa formation au CRR d'Aubervilliers La Courneuve en 3ème Cycle tout en obtenant des rôles sur les planches dans "Ardente Patience" par Batz et dans "Faust" de la Cie Jolie Môme. Elle est également auteur de théâtre : "Le Mot" est créé en 2014.

Yvonnick MULLER - ROMUALD

Formé au T. Schreiber Studio et au HB Studio à New-York, Il travaille avec The Kolstein Talent Agency, et tourne dans plusieurs films de la scène indépendante New Yorkaise, dont 107th Street, de Antonio De La Cruz. Il arrive à Paris en 2005 et intègre la Compagnie C7P. Il tourne dans "Lo mas importante de la vida es no haber muerto" de Pablo Martin, dans "Paris 2011: La Grande Inondation", docu‐fiction pour Canal+, dans "Vénus Noire" d'Abdellatif Kechiche , il tient le rôle de l'interprète de la vénus.

Louis SAMKA - SOULEYMANE

A 15 ans Il découvre les plateaux de cinéma pour le rôle de Mathias aux côtés de Rachid Djaïdani et Philippe Nahon dans le court-métrage "Touché par la grâce", réalisé par Florent Schmidt. Il poursuit sa vocation en jouant dans quelques pièces de théâtre, puis part à New York pour pratiquer son anglais et découvrir le monde. En 2012 il intègre une école d'Art DramVatique à Paris.

Vous incarnez dans le film deux personnages qui se montrent au fur et à mesure diamétralement opposés. La scission à laquelle on assiste dans le film a-t-elle influencée votre manière de jouer ?

Laura : Dés le départ, le sujet me tenait à cœur. Je voulais le défendre. J’ai pris énormément de plaisir à jouer, particulièrement les scènes à partir du moment où tout se casse la gueule et où l’on voit les personnalités se révéler. Même si on n'a pas tourné dans l'ordre chronologique du film, j'ai pu débuter avec des scènes du début et ensuite tourner les scènes avec la police etc. Et du coup, j'avais un peu plus de gabarit, J’avais l’impression de vraiment pouvoir me lâcher, parce qu'au début je ne savais pas du tout comment faire.

Yvonnick : Quand le conflit devient plus important, il y a des sentiments plus intenses à jouer, plus forts, mais tout en restant subtils bien sur. Ce que je trouve très intéressant avec la fin de ce film, c’est le fait qu’on a deux visions différentes (même si moi j’ai plutôt tendance à avoir la vision inverse de celle de mon personnage !), mais tout est très bien amené dans les deux cas. On comprend pourquoi tel personnage a cette vision là et inversement. La démarcation est très claire et bien amenée.

Laura : Le vrai but d’un débat c’est réussir à tous aller dans la même direction. Pourtant certaines personnes veulent imposer leur vision aux autres. C’est un peu le cas du personnage de Nadia. J’ai été comme ça dans ma façon d’être et de penser et ça m’a plutôt aidé pour le rôle. De toute façon, on peut tous aller dans le même sens sans vraiment prendre les mêmes parcours. Est ce que c’est grave que toute l’humanité ne soit pas d’accord ?

Avez-vous déjà été personnellement confrontés aux problèmes de vie associative que les personnages rencontrent ?

Laura : Oui justement c’est là où ça me parlait beaucoup. J’ai déjà vécu ça. Je viens du milieu associatif et j’ai fait partie de groupes s’impliquant en politique, dans des questions sociales etc. Le film c’est ça : une instance qui s’oppose à un groupe qui est censé travailler pour elle, parce qu’elle ne partage pas son point de vu. Les gens ne se disent pas forcément ce qu’ils pensent et quand ils le font c’est trop tard, le clash est déjà arrivé.

Yvonnick : Moi je n’ai pas vraiment eu d’expérience associative ou militante, mais j’ai fait partie de troupes de théâtre. C’était un peu pareil, quand on recherchait de l’argent pour monter des projets, le metteur en scène avait affaire à des gens de la DRAC (Direction Régionale des affaires Culturelles) qui lui disaient des choses du genre «est ce que tu connais des noms sur cette liste ? Non ? Alors ça va être compliqué d’apporter une subvention avant que tu rencontres une de ces personnes». En France c’est compliqué si tu ne connais pas les gens personnellement. Je comprends que ça fonctionne comme ça mais en même temps c'est inacceptable… Mon personnage n’est pas «mauvais», il a une démarche très logique, il a une famille à soutenir et il a compris que dans la vie, l’opposition par exemple à la mairie, aux politiques, ferme parfois des portes. Si l'association disparaît, il n’a plus de boulot, les autres n'ont plus de boulot et les jeunes sont au final totalement laissés pour compte. Il y a un coté comme ça : où tu continues en suivant les règles, ou bien tu arrêtes tout, il n’y a pas de notions de bien ou mal, pas de juste ou faux.

Laura : C’est un choix radical dans les deux sens à faire. Pour moi, c’était plus facile, car j'aurais été d'accord avec mon personnage. C'est ma nature de dire :  « tant pis, prenons des risques ! » Mais je ne suis pas capable de me corrompre dans un truc qui n'est pas ma peau. Mais en même temps ce qui a permis que sur le tournage ça se passe bien, c'est que la fin n'est pas dogmatique, on ne dit pas : « c'est Nadia et Mathieu qui ont raison », ou Romuald. Du coup ça permettait aussi qu'on soit tous plutôt à l'aise avec nos personnages.

Yvonnick : Ce qui est aussi intéressant dans l’attitude de Romuald, c'est la question qu'il se pose : « où mettre le curseur qu’il ne faut pas dépasser ? ».

Laura : Oui j'ai l'impression que nos deux personnages, Nadia et Romuald, sont les deux extrêmes et  que Mathieu, est justement celui qui décide que le curseur va trop loin. Mais finalement aucun des deux « camps » n'a vraiment réussi à régler le problème : ni celui de Nadia et Farid en parlant des keufs et de la réalité, ni celui de Romuald en s'alliant à des investisseurs privés etc. C'est plutôt un double échec.

Paris, novembre 2014.

statuts de l'association les engraineurs

Association déclarée, créée le 01/01/1998

Activités : Production de films cinématographiques, de vidéo et de programmes de télévision ; enregistrement sonore et édition musicale

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